Un Tango captivant ! Pièce de théâtre.

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Lorsque l’on va au théâtre, on aime être surpris. Et Tango nous a réservé de nombreuses belles surprises !

Nouvelles dates !

Du 15 au 18 juin 2022

De Colette Frère
Mise en scène de Jacqueline Préseau et Jessica De Sloovere
Avec Marie Depret, Jessica De Sloovere, Gilles Van Bunnen et Gauthier Danniau

Résumé sur le site du Théâtre de la flûte enchantée.

Des couples qui s’emmêlent, des amours croisés, des amitiés mises à l’épreuve, des secrets,… Chaque pas est une danse entre Marie, Paul, Nina et Charles qui vous entrainent dans un tango endiablé. Qu’adviendra-t-il de ces deux couples…?

représentations précédentres

Du 4 au 13 février 2022

Représentations du jeudi au lundi à 20h30 sauf le dimanche à 16h

La première aura lieu le vendredi 4 février. Il n’y aura pas de représentation le samedi 12/02.

Au théâtre de la Flûte enchantée.

Nouvelles dates !

Du 15 au 18 juin 2022

Tôt le matin. Paul revient de chez le boulanger. Sur le chemin, il a cru croiser Nina… mais non… cela ne pouvait pas être elle. La femme qu’il a aperçue était en fauteuil roulant. Lorsque Nina est partie, il y a deux ans et sans prévenir, elle était en pleine forme. Paul en parle directement à Marie, sa femme… 

Une danse entre les lieux, entre les émotions et les personnalités.

Voilà le point de départ de cette pièce qui va nous mener de rebondissement en rebondissement comme dans une partie de ping-pong entre deux appartements.

“Entre”, ce mot convient parfaitement. Car ici, toute la saveur réside bien entre les lieux, entre les personnes, entre les années. C’est un des nombreux points forts de la pièce.

Si l’histoire nous fait tanguer tantôt chez Marie et Paul, tantôt chez Nina et Charles, le vécu propre de chaque couple sonne également comme un tango sans cesse relancé.

Et, au milieu de ces danses partagées, un fauteuil roulant…

Un drame qui vous pousse à enquêter malgré vous…

Dès le début, le ton est donné. Il s’agit clairement d’un drame. Pourtant, alors que l’histoire avance, on sourit, on rit, avec cette petite gêne que savent nous imposer les bons auteurs. Pas de moquerie, non, mais quelques répliques très bien ficelées qui tombent à pic. Des allégories imagées qui cadrent parfaitement avec l’un ou l’autre personnage. Des tournures simples mais qui font mouche et alimentent notre questionnement…

Cette écriture très vivante convient parfaitement à l’intrigue, elle nous tient en haleine tout au long de la représentation. Elle colle également au rythme et au balancement savamment orchestré entre chaque lieu, entre chaque moment clé… entre chaque avancée dans le récit. 

Car oui, s’il s’agit bien d’un drame, vous vous surprendrez à mener l’enquête, vous serez pris au jeu. L’histoire, les relations peuvent sembler complexes, mais les dialogues rendent le tout fluide et clair. Vous chercherez inévitablement à échafauder des hypothèses qui, tout aussi savamment, seront balayées au tableau suivant… ce qui rend cette pièce captivante, ce qui relancera sans cesse votre attention. Un deuxième point fort. 

Le jeu des comédiens est parfait, il est rodé mais reste spontané, naturel, au taquet. Tout s’enchaîne parfaitement. Les interprétations de chaque protagoniste sont profondes et collent à la peau des personnages. Les caractères sont parfaitement maîtrisés comme les émotions. Le tout cadre avec l’esprit général de la pièce. A ce titre, les moments de silence, les non-dits, les actions silencieuses en disent parfois bien plus que les dialogues ce qui confirme la difficulté de deviner l’issue finale et confirme aussi l’écriture efficace de la pièce.

Pour la mise en scène et les décors, tout se passe en douceur, la lumière isole les lieux et les actions de chaque tableau. Les comédiens jouent souvent volontairement face au public, de manière frontale, ce qui captive le spectateur. Un spot bien placé plonge tantôt un des personnages tourmenté dans un clair obscur fort à propos, une pénombre vous mène tantot à l’aube du jour et à la révélation finale… ou pas.

“Less is more” comme disait Mies Van Der Rohe, c’est ici le cas. Peu de moyens pour beaucoup d’effet.

Alors, allez voir Tango, c’est une réussite.
Allez le voir avant qu’il ne soit trop tard !
Soutenez le théâtre non subventionné, allez-y !

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